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Mycose récurrente : Comprendre et trouver des pistes de solutions durables

La mycose vulvovaginale, causée principalement par le champignon Candida albicans, est une affection courante. Cependant, lorsqu'elle se manifeste de manière répétée, on parle de mycose récurrente. On estime qu'environ 5 à 8% des femmes connaissent des épisodes de candidose vulvovaginale récurrente (CVVR), définie par quatre épisodes ou plus par an. Cette situation, bien que non grave, peut altérer significativement la qualité de vie et le bien-être sexuel. Loin d'être une fatalité, la mycose récurrente nécessite une approche méthodique et souvent multidisciplinaire. Cet article vise à éclairer les causes potentielles, à présenter les différentes pistes de solutions et à souligner l'importance d'une consultation professionnelle adaptée.

Réponses rapides

Qu'est-ce que la mycose récurrente ?
Une infection vaginale par le champignon Candida survenant au moins quatre fois par an, nécessitant une prise en charge spécifique.
Est-ce fréquent ?
Oui, environ 5 à 8% des femmes en âge de procréer sont concernées par la candidose vulvovaginale récurrente (CVVR).
Quand faut-il consulter ?
Consultez en cas de symptômes persistants, d'aggravation, de récidives fréquentes, de douleurs intenses, ou d'impact sur votre bien-être.
Qui consulter en Suisse ?
Votre médecin de famille est le premier interlocuteur, qui peut vous orienter vers un gynécologue FMH, un sexologue ou un psychologue si nécessaire.

La mycose récurrente est une condition fréquente qui peut être source de grande frustration et d'inconfort, mais elle n'est pas une fatalité. Il est fondamental de comprendre qu'il ne s'agit ni d'une faiblesse personnelle, ni d'un manque d'hygiène, mais d'un déséquilibre qui peut avoir de multiples causes. Les pistes de solutions sont variées, allant des traitements médicaux ciblés aux ajustements comportementaux et au soutien psychologique. Le message essentiel est de ne pas rester seul·e face à cette problématique. En Suisse, un·e professionnel·le de santé qualifié·e, qu'il s'agisse de votre médecin de famille ou d'un·e gynécologue, est votre meilleur allié pour établir un diagnostic précis, explorer les causes sous-jacentes et mettre en place une stratégie de prise en charge personnalisée. C'est le premier pas concret vers un retour au confort et au bien-être.

Dr. Lara Frei, Gynécologue FMH, MD

Questions fréquentes

La mycose récurrente est-elle une infection sexuellement transmissible (IST) ?

Non, la mycose n'est pas considérée comme une IST au sens strict. Le Candida albicans est une levure naturellement présente dans l'organisme. Cependant, elle peut être transmise lors de rapports sexuels, et un traitement du partenaire peut parfois être envisagé en cas de récidives fréquentes, bien que ce ne soit pas la cause principale de la récurrence.

Puis-je prévenir la mycose récurrente par mon alimentation ?

Bien qu'il n'existe pas de régime alimentaire 'anti-mycose' scientifiquement prouvé comme traitement, réduire la consommation de sucres raffinés et d'aliments transformés peut être bénéfique pour certaines personnes, car le sucre peut favoriser la prolifération de Candida. Une alimentation équilibrée et riche en probiotiques naturels peut soutenir la santé générale, y compris la flore intestinale et vaginale.

Les probiotiques sont-ils efficaces contre la mycose récurrente ?

Les probiotiques, notamment certaines souches de lactobacilles, sont étudiés pour leur capacité à restaurer l'équilibre de la flore vaginale. Ils peuvent être utilisés en complément d'un traitement médical pour aider à prévenir les récidives, mais ne remplacent pas les antifongiques pour traiter une infection active. Il est conseillé de discuter de leur utilisation avec un professionnel de santé.

Combien de temps dure un traitement pour la mycose récurrente ?

Le traitement d'un épisode aigu dure généralement de 1 à 7 jours. Pour la mycose récurrente, un traitement d'entretien (prophylaxie) est souvent recommandé sur une période plus longue, typiquement 6 mois, pour prévenir les récidives. La durée exacte dépend de l'évaluation médicale et de la réponse individuelle au traitement.

Mon partenaire doit-il être traité si j'ai une mycose récurrente ?

Ce n'est pas systématique, car la mycose n'est pas une IST et les hommes sont souvent porteurs asymptomatiques. Cependant, en cas de récidives très fréquentes et inexpliquées, ou si le partenaire présente lui-même des symptômes (rougeurs, démangeaisons), un examen et un traitement de ce dernier peuvent être envisagés par le médecin pour éviter un éventuel 'ping-pong' infectieux.